Vivre avec le doute

De la série « De garde 24/7 - Saison 3 »

Un bon médecin doit être capable de douter et d'accepter l'incertitude 

Le Dr François Marquis observe que le gris, qui constitue 90 % de la pratique médicale, a un effet paralysant chez les résidents qui commencent. L'intensiviste-interniste s'emploie à leur apprendre à vivre avec le doute. Selon lui, si leur but est de ne jamais se tromper et de toujours avoir raison, ils ne font pas le bon travail. 

Pour la Dre Lynne Sénécal, néphrologue, la difficulté à cibler un diagnostic demeure toujours un peu angoissante. Il y a toujours des patients dont la pathologie ne figure dans aucun livre. Un bon médecin doit toutefois accepter de se remettre constamment en question et avoir la capacité de dire à son patient qu'il ne sait pas. 

Être médecin d'urgence, c'est chercher la vraie pathologie dans une botte de foin. Le médecin peut se poser trop ou pas assez de questions. Le Dr Éric Gagnon pratique le doute raisonnable. Un at fait de beaucoup d'humilité, qui consiste à accepter qu'il y ait une part d'inconnu et qu'un médecin puisse, momentanément, faire fausse route. 

Au triage de l'urgence, l'infirmière clinicienne Audrey Martel met à profit toute son expérience et son instinct. Au triage, les infirmières sont responsables de la salle d'attente pour le meilleur et pour le pire. Le risque de passer à côté de quelque chose est toujours présent. Lorsque le doute s'installe, elle se prépare donc à toute éventualité et envisage le pire. 

C'est avec la préparation que la Dre Sophie Mottard gère les incertitudes qui pourraient survenir en salle d'opération. Et lorsque le doute subsiste après l'intervention, elle attend toujours d'avoir les réponses avant d'annoncer quoi que ce soit au patient. 

Date de diffusion : 19 octobre 2017

2017
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