La retraite planifiée

De la série « Ma vie après le sport »

Quand les études facilitent l'après-carrière 

Par définition, un athlète de haut niveau se concentre sur son sport et doit laisser tomber des choses, quitte à faire des choix difficiles. Pour certains, ce sont les études qui sont au ballotage ou qui sont tout simplement abandonnées. Pour d'autres, la persévérance scolaire n'est tout simplement pas une option, mais une nécessité. Pour atteindre les sommets de leur sport, Mathieu Darche et Maryse Turcotte ont passé des milliers d'heures à courir, à patiner et à soulever des poids dans les gymnases et les arénas. Mais dans leur cas, ils ont passé autant d'heures assis, à écouter et à lire dans les salles de cours. Est-ce que tous ces efforts en ont valu la peine?

Mathieu Darche
Plutôt que d'emprunter le chemin normal du hockey junior, Mathieu Darche décide de ne pas tout miser sur le hockey et s'inscrit à l'Université McGill. Jamais à ce moment-là, il n'aurait pu imaginer qu'il pourrait jouer un jour dans la Ligue nationale. Défiant toute probabilité, il réussit tout de même en 2000 à se tailler une place au sein de l'équipe des Blue Jackets de Columbus. Après plusieurs années d'oscillation entre la ligue nationale et les ligues mineures, ses efforts rapportent enfin, et il réalise son rêve ultime, celui de jouer avec son équipe préférée : Le Canadien de Montréal. La carrière de hockeyeur étant plus qu'instable, Mathieu est heureux d'avoir en poche son diplôme en administration avec majeure en marketing comme solide plan B en cas de non-renouvellement de contrat. À peine quelques mois après sa retraite du hockey, Mathieu récolte les fruits de ses longues années d'études et devient directeur du développement des affaires pour une entreprise de courtage en douanes. Portrait d'un homme totalement comblé par ses deux carrières.

Maryse Turcotte
Après avoir participé aux Jeux olympiques de Sydney, en 2000, et à ceux d'Athènes, en 2004, Maryse Turcotte tire sa révérence de l'haltérophilie en mai 2008, juste avant les Jeux de Pékin, pour privilégier ses études : « J'aurais aimé me qualifier pour les Jeux de Pékin, mais je n'étais pas prête à sacrifier mes stages, retarder la fin de mes études et attendre trois ans. Je suis rendue à une étape où mes études en médecine, prennent 10 à 12 heures de mon temps par jour ». La meilleure haltérophile de l'histoire canadienne en est à sa neuvième année d'études en psychiatrie. Pour elle, c'est clair que le sport est temporaire, il faut penser à la suite des choses et à son avenir financier. Et les études de permettent également d'atteindre un certain équilibre : « Les études, ça nous permet de bâtir une estime de nous-même, de donner un sentiment de fierté et même de nous changer les idées de notre sport. Ce n'est pas sain de se concentrer uniquement sur une seule chose ». Nous accompagnerons la future psychiatre lors de tests préparatoires en vue de ses examens finaux.

Date de diffusion : 25 mars2014

2014
Classification
  • Secondaire 2e cycle S2 Secondaire 2e cycle
  • Collégial C Collégial